Freelance à Madagascar : y a-t-il des profils qualifiés ?

Les recruteurs sont les témoins d’une scène bien singulière ces derniers temps : des recrutements de freelance à Madagascar recevant presque à chaque fois une centaine de candidatures. Le constat est sans appel : Madagascar fourmille de freelances de tout genre actuellement. Travailler à son propre compte, la liberté, le mythe (parfois vrai, avouons-le) des personnes qui se font de l’argent tout en restant en pyjama à longueur de journée chez-soi, le freelancing est une activité qui ne laisse pas les jeunes indifférents. Pays du tiers-monde, Madagascar devient l’eldorado de recherche de freelances pour les entreprises en quête d’investissement à moindre coût. La prolifération de recrutements par des clients directs étrangers qui en découle, a mis à nu un point particulier de cette activité dans le pays : la qualité. Celle-ci n’a pas souvent été au rendez-vous et les clients en ont fait les frais. Quand une annonce de plateforme exclut d’office les candidatures de Madagascar, quand un client critique la syntaxe à la malgache, des questionnements s’imposent. Madagascar est-il un pays rempli d’incompétents et à absolument éviter pour les recruteurs à la recherche de freelances qualifiés ?

Comprendre pour mieux choisir 

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Des textes incompréhensibles, des lacunes de vocabulaire, des fautes grammaticales et de syntaxe, des styles inadaptés, la liste des défauts qu’on retrouve dans des textes de rédacteurs malgaches est longue. La mauvaise réputation touchant les freelances malgaches qui en découle a été très contagieuse. Pour ne reprendre que l’exemple des rédacteurs web, on a eu cette fâcheuse tendance à mettre tout le monde dans le même panneau : des rédacteurs web freelance qui travaillent à leur propre compte, des rédacteurs freelances en contrat avec une entreprise qui fait de l’offshore, ce sont tous les rédacteurs web freelance malgaches sans exceptions qui sont étiquetés incompétents. Et pourtant, la réalité vécue par ces deux types de freelance et la racine des maux sont bien différentes. Dans les sociétés offshore, les cadences infernales imposées, à hauteur de 3000 mots par jour ont été pointées du doigt comme étant la principale cause de la mauvaise qualité des textes des rédacteurs malgaches. Tandis que discipline et organisation peuvent faire défaut aux freelances autonomes. Dans l’un ou l’autre cas, les risques existent. Mais cela suffit-il à dire que TOUS les freelances malgaches ne sont pas qualifiés ? N’exagérons rien non plus. Dans tout pays, il y peut avoir du bon comme du mauvais. D’un autre côté, il y a des freelances de qualité qui font preuve d’un grand professionnalisme. Des clients satisfaits ne tarissent pas d’éloge à leur sujet. Vous pouvez vous protéger et n’engager que ces profils qualifiés à l’avenir.

Se protéger contre les mauvais profils 

Si vous avez eu de mauvaises expériences avec des freelances malgaches, la première question que vous devriez vous poser est la suivante : « ai-je recruté dans les bons endroits et avec les bons moyens ? ». Les plateformes, ces intermédiaires entre les freelances et les clients sont les lieux par excellence pour dénicher votre perle rare. Mais pour éviter plus tard une baisse de qualité de la prestation, vous pouvez vous protéger en évaluant

le savoir-faire du prestataire : test en un temps délimité ou obligation de fournir des références ou des échantillons de travail. Quant aux moyens, si vous êtes disposé à offrir 10 euros pour un article de 1000 mots, attendez-vous à des textes de qualité correspondant au prix. Avec la conjoncture économique du pays, le freelance attire les jeunes au chômage, pas forcément qualifiés et prêts à prendre des miettes pour accepter un contrat. Avec un tel prix, vous pouvez être sûr de tomber sur un tel profil.