Comment financer le développement de mon entreprise ?

Après le lancement de votre entreprise, le volume des commandes et le besoin en fonds de roulement peuvent s’accroître. De la précédente rencontre avec vos bras droits peut  surgir un important projet de développement, mais vous manquez de ressources. Que faire face à une telle situation ? Sachez que de nombreuses solutions de financement existent. Voici des informations les concernant, avec leurs avantages et inconvénients, pour vous aider à choisir.

L’autofinancement, garant d’indépendance et de liberté

Durant les quelques mois ou les quelques années de l’existence de votre entreprise, vous pourrez déjà avoir réalisé des bénéfices plus ou moins importantes. Rien ne vous empêche d’en user une partie ou la totalité pour le financement de votre projet de développement d’entreprise. En faisant cela, vous préservez votre indépendance, car vous n’aurez pas à verser des intérêts à un organisme financier ou à un autre prêteur. Pour le bien-être de votre entreprise cependant, vous devrez faire en sorte que la somme soit couverte. Cela vous permettra par ailleurs de rassurer vos associés, qui auront du mal à accepter de ne pas percevoir leurs dividendes.

En passant par les modes classiques de financement cependant, vous pourrez ne pas avoir assez de marge de manœuvre en ce qui concerne le choix du projet. Par contre, avec l’autofinancement, vous investissez dans un projet dont le choix n’a pas été dicté par des conditions extérieures d’octroi de fonds.

Le crédit bancaire, le choix le plus traditionnel

C’est la solution à laquelle les dirigeants pensent le plus pour le financement de leur projet de développement d’entreprise. Les organismes de crédit constituent en effet un partenaire fiable durant toutes les phases de la vie d’une entreprise. Ils vous ont déjà sûrement aidé lors du lancement de votre activité et si le bilan de vos premiers mois ou vos premières années est bon, ils n’hésiteront pas aussi à vous donner un nouveau coup de pouce. Tâchez cependant de vous montrer convaincant durant la présentation de votre projet pour mettre la chance de votre côté et surtout pour profiter de meilleures conditions.

Le crédit bancaire a comme principal inconvénient le fait qu’il ne soit pas gratuit. Chacune de ses mensualités comprend en effet une partie du capital à rembourser et des intérêts qui peuvent varier en fonction de la pertinence de votre projet et de la solidité de votre situation financière.

Ouverture du capital, solution moderne mais contraignante

Cette solution de financement est celle proposée par les Capital Riskers et les Business Angels, des sociétés financières ou de groupements d’individus qui veulent surtout miser dans les projets innovants. Elle vous constitue donc un meilleur choix si votre projet concerne Internet, le TIC et l’économie numérique, entre autres. Pour en profiter, vous devrez prendre contact avec ces sociétés ou groupements pour les inviter à financer votre projet via leur contribution à l’augmentation de votre capital. Cette contribution dure souvent entre 5 et 7 ans. Les investisseurs n’hésitent cependant pas à l’arrêter bien avant ce délai s’ils jugent que le projet n’est pas assez rentable comme ils l’espéraient. Soyez donc sûr de ce que vous envisagez de réaliser avant de recourir à cette solution. 

Les dispositifs publics de soutien à la croissance des entreprises

Conscients de l’importante contribution des entreprises à l’économie et à l’emploi, l’Etat et les collectivités ont prévus de nombreux dispositifs d’aides qui leur sont adressés. Citons notamment parmi ceux-ci le crédit impôt recherche, le prêt à taux zéro, les contrats de développement participatif, le prêt sur l’honneur et les subventions en tout genre. A vous donc de trouver parmi ces options celles qui sont les plus adaptées à votre projet.

Pour percevoir ces aides et prendre des informations complètes les concernant, les meilleurs interlocuteurs restent les Chambres du Commerce et de l’Industrie, l’Oséo, l’Agence Pour la Création d’Entreprise et la Banque Publique d’Investissement.